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Après avoir constaté qu’il n’existait pas d’outils simples d’accès aux institutions culturelles en Algérie, le GTPCA à lancer en 2015 le projet de la création d’une cartographie géoculturelle. 

1- Potentiel. L’appel lancé sur les réseaux sociaux et les médias par le GTPCA en 2015 pour senregistrer les steructures culturelles est d’abord un projet culturel qui vise les établissements publics et privés. L’usage de la cartographie culturelle offre au public une visibilité des lieux et du patrimoine culturel. Et aux acteurs du secteur la possibilité de mettre en évidence un potentiel régulièrement ignoré dans la perspective du développement. De ce fait, la carte culturelle est un outil précieux pour identifier les ressources et les points forts d’une commune ou d’une wilaya. Cette méthode, déjà expérimentée à l’étranger, permet d’aiguiller les efforts des communes, principalement lorsqu’elles se lancent dans la planification et la mise en œuvre d’un événement, par exemple un festival. La carte permet d’identifier les lieux, les liens et les ressources que peuvent parfois avoir les communes entre elles et offrir une vision des projets communs qui peuvent s’initier à long terme. Le contenu de la carte culturelle est sous forme d’un inventaire polyvalent qui informe rapidement.

2- Compétence. La carte géoculturelle est une initiative stratégique qui vise les lieux et les acteurs locaux, en les intégrant dans le même espace numérique. La deuxième phase de la stratégie s’appuie sur le recensement de la compétence des artistes avec lesquels le travail de la carte s’étend au-delà de l’univers 2.0. C’est-à-dire que l’outil numérique devient un vecteur pour la médiation culturelle. La carte contient une mine de renseignements, elle permet de recueillir une foule de données qui pourront ensuite être triées, organisées et référencées. Sa forme va se prêter à diverses lectures. Une représentation graphique claire et informative, puis une configuration plus détaillée spécifique au Web, accompagnée de liens afin de donner l’adresse du lieu, sa géolocalisation, son descriptif et sa classification entre lieu d’activités culturelles, site, maison d’édition, centre culturel, etc.

3- Base de données. Parfois isolées, certaines wilayas peinent à communiquer sur leurs activités culturelles. Les établissements publics et privés se contentent d’un public local, ce qui renferme davantage les communautés sur elles-mêmes et ne diversifie pas assez les échanges entre wilayas. L’interactivité et les infos pratiques de la carte culturelle accompagnent les différences culturelles et sociales et accentuent leurs particularités pour mieux les représenter sur l’ensemble du territoire national. Les directions culturelles dans les wilayas semblent, depuis des années, figées dans un mode de communication qui n’a pas eu un impact décisif. Donc, la carte permettra de dépoussiérer, d’actualiser et d’installer une importante base de données, qui sera mise à la disposition de tout le monde. Il est important de voir dans ce projet de carte culturelle participatif une manière de conscientiser le citoyen à l’existence et à l’importance des ressources culturelles et de se les réapproprier. Cette base de données exhaustive donne des repères, notamment l’emplacement, l’accès, la fréquence d’utilisation et les utilisateurs, ainsi que les disciplines.

4- Promotion. Le fait de fournir des renseignements précis sur votre établissement et activité permet de valoriser le processus de la promotion culturelle dans votre commune ou ville. Ces informations, actualisées et détaillés, donnent la possibilité à d’autres secteurs de s’intéresser à votre ville, par exemple aux groupes touristiques, aussi pour les administrations locales, afin d’identifier et de diversifier davantage leur catalogue culturel. La carte culturelle a une volonté de valorisation des talents locaux, qui se traduit par la mise en réseau des collègues du même domaine ou connexe, afin d’intensifier l’activité et faciliter la mobilité des artistes. Par exemple, savoir qu’il existe un studio d’enregistrement à Djanet permet à des musiciens du Sud de s’y rendre sans forcément amputer le budget de l’album dans des billets d’avion pour Alger.

5- Communauté. La carte culturelle joue également un rôle important dans l’identification des ressources culturelles des populations moins intégrées à la société. Ceci concerne beaucoup plus les populations du Sud qui sont souvent marginalisées. Le GTPCA assure que cet outil culturel permettra la participation active de toutes les communautés de notre pays, évitera l’isolement et fera naître un sentiment d’influence sur la culture globale du pays.

6- Etat des lieux. La carte géoculturelle accédera aux édifices patrimoniaux à vocation culturelle et apportera une meilleure connaissance de son potentiel. Ceci donnera la possibilité aux pouvoirs publics de mieux réfléchir à l’offre culturelle et touristique. Le fait de prendre connaissance de ce patrimoine et de le répertorier donne aux citoyens la possibilité de valoriser leur ville.

7- Réseau. Un autre avantage de la cartographie est qu’elle permet aux acteurs culturels d’éviter une perspective en vase clos et d’adopter une vision globale des liens qui recoupent divers domaines et les constituent en réseaux informels. Elle peut également servir d’outil d’analyse et d’introspection. Créer un réseau d’acteurs et d’opérateurs culturels donne une visibilité sur l’utilisation de la carte, de son usage dans les groupes culturels, et de la manière dont ils vont communiquer entre eux. Ceci fournira des ressources précises pour les universitaires désireux de faire des recherches dans le domaine.

8- Evaluation. Si la cartographie donne des détails sur la localisation et des informations sur l’activité culturelle dans les wilayas, elle permet également de mieux connaître les populations et leurs pratiques culturelles. C’est une solution adéquate pour répondre à leurs besoins immédiats.

9- Région. Avec tout le potentiel qu’offre ce projet de cartographie culturelle, il existe également un impact sur les dirigeants locaux. En effet, la carte une fois numérisée offre un outil comparatif entre les régions. Les wilayas ne disposent pas des mêmes ressources ni de la même activité culturelle, les responsables locaux pourront s’appuyer sur la carte pour étudier les éléments qui renforcent leurs performances.

10- Engagement. Le GTPCA (Groupe de travail sur la politique culturelle en Algérie) aborde une démarche unique en son genre. En élaborant ce dispositif, l’appel du groupe renforce l’engagement de tous pour encourager la reconnaissance de la diversité culturelle. Le fait que ce projet compte essentiellement sur l’engagement participatif, ça implique une attention particulière au déroulement de cette opération qui s’étendra sur deux années de collecte et d’actualisation des informations. Ce processus cartographique cernera l’impact sur la société et renforcera l’organisation des régions.

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